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Normandie : La région de la pâtisserie

Jean-François Foucher est un pâtissier de Deauville. Il possède l’une des quelques pâtisseries de sa commune. Il n’utilise que peu de stock, toutefois chaque produit est frais. Selon lui, les meilleures pâtisseries sont celles fabriquées dans sa région.

Des États-Unis au Japon

Jean-François est pâtissier depuis 24 ans. Avant de se mettre à son compte, il a été dans la restauration, dans l’Hexagone et aussi à l’étranger. Il affirme avoir déjà travaillé aux États-Unis, en Argentine et au Japon. Après son petit tour du monde, il a pris la décision de se poser et a spécialement choisi la Normandie. Il décide alors de créer sa première pâtisserie à Cherbourg en 2010. Après, il en crée 2 autres, dont une à Deauville (en 2014) et une autre à Rouen (il y a un mois). Jean François a également créé un laboratoire à Pont-l’Évêque. Pour chaque lieu, sa politique est la même : chaque pâtisserie est réalisée chaque matin et uniquement avec des produits locaux frais.

Attaché au savoir-faire français

Jean-François s’approvisionne en produits frais au marché de Cherbourg. Il dispose aussi d’un verger de 7 000 m2 lui assurant des figues, des fruits rouges, des poires, des pommes… Lors de chaque conception, l’homme avoue miser sur les textures et le goût. Il explique notamment que ses éclairs au chocolat sont enroulés de véritable feuille de chocolat et non d’un enrobage trop sucré. Mais l’inconvénient à cela est que le prix devient plus élevé, confie-t-il.

Actuellement, le pâtissier ne regrette rien, même en dépit de quelques moments difficiles. Selon lui, le fait de produire et de vendre directement provoque des tensions, mais cela en vaut la peine. Même si ses pâtisseries sont très appréciées, l’homme n’envisage pas de s’exporter à l’étranger. Il avoue être trop attaché au savoir-faire français. Il confirme même que la Normandie est la région de la pâtisserie. Tout ce qu’il cherche pour produire ses pâtisseries s’y trouve. 

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Comment réussir dans le commerce et l’artisanat ?

Malgré le développement des grands magasins, le commerce indépendant résiste toujours. Pour s’en sertir, beaucoup d’entre eux utilisent tous les moyens.

Affichant un chiffre d’affaires dépassant 360 milliards d’euros, l’artisanat commercial et le commerce de détail sont un des piliers de l’économie. Dans l’Hexagone, on compte 600 000 commerces de détail, ce qui emploie 1.2 million de personnes. D’après certaines études, le commerce de proximité est fortement apprécié dans les quartiers, la ruralité et même les centres-villes.

Les indépendants reviennent en force

Autrefois, l’offre proposée par les commerces indépendants ne correspond pas aux attentes des consommateurs : accueil difficile, non pratique de langues étrangères… Mais actuellement, le secteur évolue énormément. Il s’est adapté avec le mode de vie actuel et les nouvelles technologies. Plusieurs organismes comme la CDF les assistent pour leur adaptation.

Grâce à leur évolution, les commerces de proximité regagnent à nouveau la confiance des consommateurs. Ces derniers en tirent beaucoup d’avantages en recourant à ces commerces de détail : renforcement de liens sociaux, diversité de l’offre, consolidation des liens de confiance…

Quelles sont les clés pour réussir ?

Malgré le fait que les commerces de détail ne profitent pas d’un réseau, ils ont d’autres atouts :

  • Une offre commerciale variée et de qualité
  • Des commerçants et des salariés professionnels
  • La fidélisation des consommateurs par des cartes de fidélité, des newsletters, des ventes privées…
  • La présence sur internet avec des outils perfectionnés (site web, géolocalisation, plateformes internet, drive de centre-ville, réseaux sociaux…)
  • Une mise en valeur des marchandises
  • Des services personnalisés (Wifi gratuit, point de recharge pour les appareils électroniques, dégustation en boutique, livraison à domicile…)
  • Un rassemblement de plusieurs commerces
  • Une contribution pour la vie de la commune
  • Le déploiement du BtoB   
meilleur mutuelle

Optique : Limite de 450 euros pour le remboursement attribué par les mutuelles

Actuellement, le marché de l’optique pèse 5.3 milliards d’euros. Le niveau de prise en charge octroyé par l’assurance maladie étant très bas, le remboursement auprès des meilleures mutuelles est d’environ 3.65 milliards d’euros par an. D’après la Cour des comptes, le marché de l’optique français est opaque, très cher et peu concurrentiel. Dans l’Hexagone, les lunettes sont plus coûteuses par rapport à ses voisins (environ 300 euros pour les lunettes classiques et 580 euros pour les lunettes à verres progressifs).

Pour diminuer les prix, le gouvernement veut baisser le remboursement auprès des mutuelles à 450 euros (verres simples) et 700 euros (verres complexes). Les rumeurs affirment qu’il y aurait un décret en cours de préparation et que les contrats de complémentaires comprendraient un remboursement minimum de 50 euros (verres simples) et 200 euros (verres complexes).

En outre, il faut que les contrats offerts par les complémentaires santé correspondent à un nouveau cahier des charges. Ainsi, l’État compte contrôler la hausse des prix dans ce secteur où les tarifs sont imposés librement et où la Sécu n’est que partiellement engagée.

Un nouveau texte

D’après le gouvernement, un nouveau texte est en cours de préparation afin de trouver un équilibre adéquat, permettant de réguler le marché. Le ministère de la Santé a ajusté ce texte dont la première version était très contraignante (une baisse progressive de 300 euros en 2018).

Les fabricants d’optique et les professionnels n’apprécient pas le déremboursement dissimulé pour les équipements d’optique. Ils craignent que les mutuelles remboursent uniquement les lunettes 3 couleurs adoptant une technologie datant de plus de 20 ans. Le secteur avait également averti concernant les risques au niveau des entreprises.

Jusqu’à présent, le ministère de la Santé n’a donné aucune confirmation à propos de ce décret. Il stipule qu’une étude est encore en cours. Mais les professionnels sont déjà ravis de cette avancée. Essilor s’est d’ailleurs félicitée que le gouvernement propose quelques ouvertures et écoute les professionnels.

bijouterie

L’artisanat d’art, un secteur qui recrute

Maroquiniers, chapeliers, plumassiers… Le secteur de l’art compte près de 200 types de professions.

8 milliards d’euros en chiffre d’affaires et environ 38 000 entreprises, le métier de l’art est nécessaire pour l’industrie de luxe en France. Ces métiers attirent à la fois les étudiants et les consommateurs parce qu’ils permettent de produire des objets uniques qui sont transmis de génération en génération.

 

Bijouterie-horlogerie et maroquinerie : Un besoin important de main-d’œuvre

Actuellement, certains métiers comme bijoutier, laqueur ou ébéniste sont très demandés. Mais outre cela, d’autres secteurs comme la bijouterie-horlogerie et la maroquinerie recherchent activement de la main-d’œuvre. En tout, le taux d’insertion pour les CAP bijouterie-joaillerie est monté à 87%, alors que pour les CAP mode, il est à 72%.

 

À la recherche de maitres d’apprentissage

Du CAP au DMA, on peut accéder à la plupart des métiers de l’art à partir de formations proposées auprès de 1 000 établissements. On compte 2 sortes de formation : voie de l’apprentissage et formation à temps plein. La voie de l’apprentissage est la meilleure façon d’accéder au métier puisque les étudiants ont directement une idée de la vie en entreprise. Mais la difficulté se trouve sur la recherche de maitres d’apprentissage. Les artisans exercent parfois seuls et n’ont pas souvent le temps pour former des apprentis.

Le DSAA est aussi un diplôme favorisant l’accès au métier. Pouvant s’obtenir après un DMA ou un BTS Arts appliqués, les élèves arrivent à enrichir et à développer leur parcours afin d’obtenir des compétences en créateur-concepteur.

 

Des années de pratique

Les métiers de l’art doivent constamment relever des défis : se distinguer, faire rêver, toujours apprendre, transmettre son savoir-faire, trouver d’autres marchés… Mais pour maîtriser complètement ces métiers, il faut beaucoup d’années de pratique. Aussi, il est nécessaire varier les expériences pour s’adapter au marché. À part une bonne écoute et des gestes minutieux, il faut avoir les capacités à résoudre chaque problème, avoir confiance en soi et savoir se concentrer.

 

Repetto fonde un centre de formation

Après leurs études, beaucoup d’artisans se mettent à leur propre compte ou intègrent des PME. Mais plusieurs maisons de luxe recrutent aussi de la main-d’œuvre même si elle n’est pas diplômée. Repetto par exemple forme en interne plusieurs de ses salariés dans le centre de formation spécialisée en cuir qu’elle vient de créer.

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Emmanuel Macron : Non au RSI

D’après le ministre de l’Économie, le RSI est une ‘erreur’.

Emmanuel Macron est toujours déterminé lorsqu’il souhaite faire une réforme. Cette fois, il se penche sur la situation des artisans dans son nouveau projet de loi ‘NoE’ (Nouvelles opportunité économiques). Au sein de l’APCMA, il a clairement déclaré que les artisans constituent la base de l’économie française. Même s’il loue leur savoir-faire et reconnait qu’il faut se former afin d’être un artisan qualifié, il n’a pas avancé de mesures pour simplifier les qualifications requises pour exercer certains métiers.

Selon lui, il ne faut pas remettre en cause les qualifications requises pour les métiers de la sécurité et de la santé. Mais dans certains cas, certaines contraintes ont été créées même si elles ne sont pas justifiées. Il poursuit que ce n’est pas nécessaire de détenir un diplôme de carrossier afin d’ouvrir une entreprise spécialisée en lavage de voiture.

 

Certaines réticences

Le ministre évoque également l’exemple de restauration. D’après lui, c’est un secteur ‘dynamique’, mais le diplôme n’est pas indispensable pour ouvrir un restaurant… L’expérience peut suffire pour gagner en compétence.

Par ailleurs, il a aussi critiqué le RSI (Régime social des indépendants). Il admet que ce régime est une erreur. Les réformes adoptées par le gouvernement ne permettent pas d’avoir un ‘régime optimal’, martèle-t-il. Mais quand il parle d’intégrer ce régime dans le régime général, cela provoque certaines réticences.

Avec ses arguments, les avis ont divergé dans l’APCMA. Certains approuvent sa réforme, mais d’autres sont contre. Cela dit, les cris de réprobation n’ont pas découragé le ministre. Il a même affirmé que les débats lui plaisaient beaucoup. Toutefois, quand il s’agit de débattre, il faut faire preuve de professionnalisme, a-t-il ajouté.

Musée du septennat

Un cambriolage s’est produit dans le musée du Septennat

Durant la nuit de mercredi, des cambrioleurs se sont introduits dans le musée dédié à François Mitterrand et y ont volé plusieurs pièces de valeur.

Situé dans la Nièvre, le musée du Septennat dédié à l’ancien Chef d’État a été victime d’un cambriolage au cours de la nuit de mercredi. La gendarmerie se charge de l’enquête.

 

De précieux cadeaux volés

D’après les premiers rapports d’enquête, les cambrioleurs se seraient introduits dans le bâtiment depuis le toit. Ils auraient pris des objets qui se trouvent dans une pièce sans système d’alarme. Après un inventaire, les voleurs ont volé des cadeaux qui avaient été donnés à l’ancien président durant les rencontres officielles avec d’autres chefs d’État du golfe Persique et du Moyen-Orient. Il s’agirait plus précisément d’objets en or.

 

Un vol planifié

Selon l’enquête, il s’agit d’un vol planifié. En effet, la façon dont l’effraction s’est faite indique une véritable connaissance des lieux : s’introduire depuis le toit en forçant une cloison afin d’éviter les alarmes et les détecteurs de mouvements. Aussi, les voleurs savaient très bien ce qu’il fallait prendre : des objets qui ont de la valeur (pièces ornementées de pierres précieuses, objets en or, lampes…).

Actuellement, le conservateur du musée collabore avec les gendarmes pour faire un inventaire précis de tous les objets volés. Il communiquera sûrement d’ici quelques jours le montant des dégâts.

 

Un musée ouvert en 1986

C’est en 1986 que le musée Septennat a ouvert ses portes. Il occupe un ancien couvent du XVIIIe siècle. Les objets qui y sont exposés sont, pour la plupart, des cadeaux que l’ex-chef d’État a donnés au département de la Nièvre. Pour rappel, François Mitterrand est un élu local : député entre 1946 et 1958, sénateur entre 1959 et 1962 et député à nouveau entre 1962 et 1981.